On l’a vu la semaine dernière : les NFTs commencent à prendre de l’ampleur partout dans le monde, et notamment dans les industries créatives – l’industrie musicale ne manquant pas à l’appel. Si plusieurs plateformes – comme Rarible, Opensea ou encore Foundation — règnent en maître dans le monde des NFTs, en France, très peu de plateformes permettent aux artistes et en particulier aux musicien-ne-s de vendre leurs oeuvres sous forme de NFTs. C’est là que Pianity entre en jeu !

Pianity, c’est une marketplace NFT entièrement dédiée à la vente d’éditions limitées de titres d’artistes issu-e-s de tous genres musicaux confondus. Avec leur approche particulière de rémunération d’artistes et de communauté, Pianity attire de plus en plus d’artistes et de labels, et ce pour une bonne raison : la (très) grande majorité des revenus issus de la vente de ces NFTs revient aux artistes, et ces fameux NFTs leur permettent même de créer du lien avec leur communauté, mais également avec celle de la plateforme.

Pour mieux comprendre l’impact grandissant de Pianity dans l’industrie musicale, nous avons posé quelques questions à David Duarte, membre de l’équipe de Pianity.

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– capture d’écran issue de la page d’accueil du site de la marketplace NFT Pianity

hauméa : Bonjour David, et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions aujourd’hui ! Pour commencer, pourrais-tu nous dire d’où est venue l’envie de fonder Pianity ?

Pianity : Pianity, c’est une marketplace de musique NFT. Les musiciens peuvent y vendre leurs morceaux en édition limitée d’une manière dite “certifiée” par la technologie blockchain en 1, 10, 100 ou 1000 exemplaires.

Pianity est née de la rencontre entre Kévin Primicerio et de Simon de Kinkelin – producteur de musique dont le nom d’artiste est SHIMON – et l’idée est venue d’abord d’uploader les titres de Simon sur la blockchain pour pouvoir les rendre éternels. 

Sur Pianity, on utilise une blockchain très spécifique qui s’appelle Arweave et qui permet de stocker de la donnée et pas seulement le “smart contract” (le titre de propriété, ndlr) qui pointe vers un fichier numérique – ce que sont la plupart des NFTs, mais ce fichier-là est hébergé sur un serveur classique. Donc demain, si ton serveur tombe, le fichier multimédia que tu avais acheté n’est plus accessible. Dans notre cas, héberger la donnée et le smart contract – c’est ce qu’on appelle le permaweb (contraction de “web” et de “permanent” en anglais, ndlr) – rend les NFTs éternels : ça ne pourra jamais être effacé à moins que tous les ordinateurs de la planète tombent en panne et qu’on n’ait plus accès à Internet.

Pianity est aussi née au milieu de la pandémie, c’est arrivé au moment de la question de la rémunération des artistes… Donc on s’est demandé comment faire pour fournir une nouvelle source de revenus aux artistes en bénéficiant de la blockchain. Et de là a émergé notre idée de faire une plateforme de NFT. À l’issue d’un programme d’accélération et de développement d’Arweave – le “open web Foundry” – et d’un béta test, on s’est lancé officiellement le 13 juillet de l’année dernière.

hauméa : Avant d’aller plus loin, quand tu parles de “smart contract”, de quoi s’agit-il exactement ? Est-ce un lien unique qui te donne accès au fichier que tu as acheté ? 

Pianity : Exactement. En fait, un NFT, c’est uniquement un certificat d’authenticité qui est unique et qui est impossible à contrefaire, à falsifier ou à copier. Par exemple un Bitcoin, c’est un Bitcoin. Tu peux l’échanger contre un autre Bitcoin, ce sont les mêmes fichiers. Le NFT, il est complètement unique. De la même manière que tu n’échangeras pas un Picasso contre la Joconde : eh bien là tu ne peux pas échanger un NFT contre un autre NFT. C’est pour ça qu’on dit que c’est un “token non fongible” parce que chaque NFT est complètement unique et a donc une valeur unique.

Et la révolution sous-jacente, pour simplifier, c’est le passage au web 3.0. Avant, donc dans la première version du web, tu consultais des pages très simples ou tu ne faisais que lire des pages. On est passé aujourd’hui au web 2.0 qui te permet d’écrire : tu peux contribuer, tu pouvais publier tes photos, tes articles… Et là, le web 3.0, c’est toute la révolution qu’il y a derrière la blockchain : c’est la dimension de propriété. C’est à dire qu’aujourd’hui, grâce au NFT, tu es en mesure de dire que c’est bien telle personne qui est propriétaire de ce fichier. Et parce qu’on peut retracer la propriété du NFT, ces gens-là peuvent conserver ou revendre le NFT.

hauméa : Et en quoi les données sont éternelles, parce qu’il y en a qui se disent que les données sont dans leur ordinateur, elles sont donc éternelles ! 

Pianity : Non, parce que tout est complètement décentralisé avec la blockchain ! Sur Pianity, toute la donnée est sur tous les ordinateurs qui sont connectés à Arweave. Ce n’est plus stocké sur un seul serveur. Par exemple, tes photos Instagram sont stockées sur le serveur d’Instagram. Si demain le serveur de Instagram tombe en panne, tu n’auras plus accès à ces photos. À l’inverse, c’est là la révolution de la blockchain, c’est que tout est décentralisé. Tous les ordinateurs sont interconnectés et donc c’est pour ça que la donnée est toujours accessible.

hauméa : Et donc, Pianity, c’est une plateforme qui permet aux artistes de créer et vendre des versions exclusives de leurs titres. Mais comment fonctionne la plateforme exactement ? Comment est-ce qu’on crée et vend un NFT sur Pianity ? 

Pianity : Alors aujourd’hui on a 2 types de curation d’artiste. On a une partie où l’on fait la curation nous-même, et, depuis la fin du mois de novembre, on est devenu ce qu’on appelle une DAO : une organisation autonome et décentralisée. C’est à dire qu’aujourd’hui Pianity est en partie gouvernée par ses membres : les personnes qui ont acheté des NFTs sur Pianity ont obtenu des tokens et ces tokens leur donnent un droit de vote pour décider de quelle sera la prochaine musique qui sera vendue sur la plateforme en NFT. 

Donc les artistes aujourd’hui mettent en ligne leur titre sur Pianity, avec la cover, leurs profils, les liens vers les différents réseaux sociaux, etc. Cette track rentre ensuite dans la liste d’attente, et ces membres qui ont des droits de vote vont voter pour la prochaine track qui va être mintée (générée et mise en vente, ndlr) en NFT. En ce moment, tous les jours à midi et à minuit, un titre est approuvé par la DAO.

hauméa : Ce qui veut dire que ce n’est pas automatique, tu peux très bien ne pas voir ton titre uploadé sur Pianity ?

Pianity : Ce n’est pas garanti que le titre soit vendu sous forme de NFT, cela dépend du nombre de votes, de la promotion que fait l’artiste, du morceau… Mais on augmente le rythme de tracks approuvées au fur et à mesure que notre communauté grandit. Pour le moment on est à 2 morceaux votés par jour, en plus des drops que nous gérons en direct avec les artistes. L’intérêt de cette liste d’attente, c’est pour que les artistes aillent faire leur promotion auprès de notre communauté de collectionneurs, d’investisseurs, de fans, et de leur communauté pour les inviter sur Pianity pour qu’ils votent pour leur titre. 

Et plus tu as accumulé de NFTs sur Pianity, plus tu as accumulé de tokens ; ton nombre de votes dépend de ton nombre de tokens. Et aujourd’hui, il y a plusieurs manières d’en accumuler. Nous, ce qu’on a choisi pour le moment, c’est que notre token, on ne peut pas l’acheter. Pour le moment, il est redistribué sous forme de cashback à des gens qui achètent des NFTs parce qu’on estime que ce sont ceux qui ont déjà soutenu des artistes qui ont droit de voter sur la plateforme. D’ici quelques semaines, il y aura d’autres moyens d’en obtenir.

hauméa : Donc finalement, Pianity, c’est même c’est plus qu’une plateforme, c’est une vraie communauté ! 

Pianity : C’est complètement une communauté. En fait, c’est là que ça devient intéressant : avec le web 3.0, le web devient communautaire. L’idée pour nous, c’est que Pianity va appartenir à l’ensemble des utilisateurs.

Et puis tu sais aussi en achetant un NFT sur Pianity que 80% de la transaction va directement aux artistes. D’ailleurs, on a trois profils d’utilisateurs sur la plateforme : tu as des investisseurs, donc des gens qui vont acheter des NFTs d’un artiste parce que peut-être ils se disent que cet artiste demain va être super connu et donc que ce NFT qu’ils ont acheté pour 20 euros, dans un an, il en faudra peut-être 200, ou 2000, parce que cet artiste est devenu très connu.

Tu as aussi des collectionneurs qui sont juste là pour créer une collection de musique comme on pouvait créer une collection de vinyles ou de CDs à l’époque. 

Et aussi des fans qui sont là pour soutenir leurs artistes se disent “super, les 50€ que je vais dépenser, je sais qu’ils vont aller directement à l’artiste”, tandis que ton abonnement Spotify va être distribué en grande partie vers les gros artistes qui ont été les plus streamés sur toute la plateforme.

hauméa : D’ailleurs, et je vais prendre ici l’exemple de Thérèse : elle a fait une version limitée de d’un de ses titres avec un nouvel artwork sous forme de NFT sur Pianity. Mais comment ça se passe sur la plateforme ? Est-ce que l’on doit vendre obligatoirement une version alternative ou une version limitée de son titre ? Ou est ce qu’on peut sortir un titre exclusivement sur la plateforme ? 

Pianity : Non, tu peux sortir un single sur Pianity si tu le souhaites ! Mais on incite aussi les artistes à mettre leurs morceaux en ligne sur les plateformes de streaming. On ne demande pas d’exclusivité. La seule exclusivité qu’on demande, c’est de ne pas créer un NFT du même morceau sur une autre plateforme de NFT. Si tu le fais, de toute façon, tu trahis la confiance de tes fans et de tes collectionneurs.

Mais on les encourage à mettre leurs titres sur les plateformes de streaming. C’est un peu la même logique que la Joconde : la Joconde a de la valeur non pas parce qu’elle est uniquement au Louvre, mais parce que tu la croises partout. Donc, d’une certaine manière, la musique c’est pareil. Si tu vois que la musique, elle a été streamée un million de fois sur Youtube, sur Spotify et ailleurs, et en considérant que le NFT c’est une version de l’œuvre originale, elle aura plus de valeur parce que tout le monde l’aura vu l’aura déjà écoutée etc. Mais toi, t’es le propriétaire du fichier d’origine.

hauméa : Sachant que, pour qu’il n’y ait pas de confusion, on est propriétaire d’un fichier, donc juste d’un enregistrement, mais pas des droits musicaux associés au fichier, c’est ça ? 

Pianity : Alors oui, les artistes ne cèdent aucun droit. Ils ne vendent uniquement qu’une reproduction du morceau, de la même manière que tu achèterais un vinyle en édition limitée. Chez Pianity, on pense que le problème de l’industrie musicale depuis des années c’est les royalties. Et on est convaincu que le futur de la musique, ce n’est pas un futur de royalties, et c’est pour ça qu’un artiste ne cède pas ses droits. Parce que tu te prives de revenus futurs. Et on pense que ce n’est pas la bonne démarche.

hauméa : Et un NFT que j’ai acheté sur Pianity, par exemple, comment ça se passe si je veux le revendre ? 

Pianity : Pour le moment tu ne peux pas revendre tes NFTs, mais ce sera très bientôt possible. On lancera le marché secondaire en mars, les collectionneurs pourront donc revendre leurs NFTs, aux enchères ou à prix fixe, directement sur Pianity. Et à chaque revente, l’artiste continuera de percevoir 8% de chaque transaction ! C’est comme dans l’art, l’artiste a un droit de suite. Ce n’est pas le cas de toutes les plateformes NFTs, mais c’était une volonté de notre part de fonctionner comme ça.

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– collaboration entre Groover Obsessions, accélérateur d’artistes de Groover, et de Pianity. Les lauréat-e-s du dispositif ont pu vendre certains de leurs titres sous forme de NFTs en édition limitée sur Pianity.

hauméa : Mais comment est-ce que le prix du NFT revendu est déterminé ? 

Pianity : Ça dépend uniquement de toi, de ce que tu estimes de l’offre et de la demande au moment de la revente. Si tu as acheté un NFT à 10€ que tu vois que tous ceux qui l’ont acheté sont également à 10€ ça va être difficile pour toi de le revendre 100€. Et ça va dépendre aussi de l’évolution de l’image de l’artiste, de la notoriété du morceau, etc. Quand ton vinyle des Beatles, tu décides de le vendre sur Le Bon Coin, c’est toi qui détermines ton prix. C’est vraiment ça l’idée derrière les NFTs : c’est de reconstruire une collection de musique, parce que jusqu’à présent avec le streaming, tu n’étais pas propriétaire des musiques que tu écoutais.

hauméa : Et combien coûte un NFT sur Pianity ? 

Pianity : L’édition unique est toujours mise aux enchères. Pour les éditions suivantes, ça va dépendre du prix de vente de l’enchère, mais on a aussi des “drops” pour lesquels le prix va être fixé à l’avance. Tout est fait en accord avec l’artiste, c’est un travail de d’accompagnement. Tu peux trouver des NFTs à 20€, mais aussi des NFTs à plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’euros. 

hauméa : Et est-ce que vous accompagnez aussi les acheteurs ? Parce que je sais que pour des plateformes comme Rarible ou Opensea, il faut ouvrir un portefeuille, posséder de la cryptomonnaie, et ce processus peut faire peur et rebuter l’acheteur ou acheteuse. 

Pianity : Il n’y a rien de plus simple sur Pianity : tu peux acheter un NFT avec ta carte bleue. C’était une volonté dès le lancement de démocratiser un maximum les achats de NFTs et de permettre à tout le monde de pouvoir les acheter. Et on savait très bien que d’avoir un wallet (un portefeuille de cryptomonnaies, ndlr), c’est quand même une barrière. Donc non, sur Pianity, tu peux acheter un NFT avec ta carte bleue, mais avec des crypto monnaies aussi. 

Quand tu crées un compte sur Pianity, ça t’ouvre un wallet, et dedans, tu peux virer des cryptomonnaies si tu en as. Ou alors tu achètes directement ton NFT avec ta carte. Les sommes sur Pianity sont affichées en euros et en dollars d’ailleurs. C’est amené à évoluer, on affichera des prix dans différentes cryptomonnaies par la suite, mais aujourd’hui, tu payes en euros avec ta carte bleue.

Et tu n’as aucun « gas fee” supplémentaire (taxe environnementale, ndlr). C’est l’une des raisons pour laquelle on a choisi Arweave comme blockchain ; c’est une blockchain qui consomme 100 à 1000 fois moins que l’Ethereum, ce qui fait que quand tu achètes ton NFT à 20$, tu ne paies par 50$ de gas fee. 

hauméa : Et Pianity, ça s’adresse à quel type d’artiste ou de label ? Avez-vous une volonté de travailler uniquement avec des artistes et labels indépendant.e.s par exemple ? 

Pianity : Non, on travaille avec tout le monde. On est en discussion avec toutes les majors, on est en discussion avec de nombreux labels, mais ce qu’on sait, c’est que ce sont les artistes indépendants qui vont le plus bénéficier de cette évolution technologique. Les artistes connus se rémunèrent déjà grâce au streaming, aux concerts, et ils vont faire de l’argent avec les NFTs. Mais la différence c’est que les petits artistes qui ne gagnent rien avec le streaming ; les NFTs vous pouvoir assurer une source de revenus un peu plus conséquente et leur permettre d’être plus libres dans leur processus créatif.

hauméa : Ceci dit, et c’est une discussion que j’avais avec Sylvain Morton, le directeur de la distribution chez IDOL : il me disait que les NFTs sont une très bonne chose – ils s’y intéressent chez IDOL et le cas de Jacques le prouve – mais que cela ne changera pas grand-chose pour les artistes émergent.e.s qui n’ont pas encore une audience réelle. Est-ce que vous les accompagnez un minimum avant de lancer un NFT sur la plateforme ? 

Pianity : Alors, on conseille sur la manière de faire, et sur la manière de promouvoir le NFT. On leur donne différents canaux de communication, on leur fournit différents assets multimédia et pour les réseaux sociaux ; comme là on a un flux entrant qui est en train d’augmenter considérablement, on ne peut plus le faire pour tout le monde. 

Mais on les accompagne : on les invite à venir sur le Discord, on a plein d’artistes qui viennent y faire leur promo et discuter avec les collectionneurs… Discord c’est super parce qu’ils peuvent taguer directement l’artiste avec qui ils veulent discuter : c’est encore plus direct que Twitter ou Instagram, ou Facebook même. Là il y a vraiment une dimension de chat, une dimension communautaire où les gens vont partager leur collection, ils vont partager leurs goûts, ils vont discuter entre eux. Et nous, on est en lien direct avec la communauté, c’est là-dessus qu’on fait nos annonces. Et cette dimension de communauté, dans le Web 3.0, elle est énorme. Quand tu regardes comment ça se passait avant, un artiste produisait sa musique, partait en tournée pour se faire connaître, et devenait connu. Aujourd’hui, c’est l’inverse avec les réseaux sociaux : tu crées une communauté et ensuite tu sors ta musique. Et la dimension de communauté est essentielle pour les NFTs parce qu’il s’agit de monétiser ta fanbase. Et pour ça, il faut leur faire connaître ton histoire, leur donner envie, leur faire comprendre pourquoi ils vont soutenir ce que tu fais. On est dans le partage et pas juste dans de la communication “top down” comme on pouvait avoir sur Instagram ou sur Twitter.

hauméa : Et ces NFTs, sont-ils amenés à vraiment refonder l’industrie musicale ? On voit beaucoup de ventes d’images jpeg, de fichiers MP3, mais aussi le développement de nouvelles plateformes basées sur la blockchain comme Audius ou Royal… est-ce qu’on aura d’autres types de NFTs dans le futur ? Est-ce un réel changement ou un effet de mode ? 

Pianity : Moi je pense qu’on change de point de vue et que ça va complètement bouleverser tout le modèle économique de l’industrie musicale. Jusqu’à présent, on était dans ce modèle économique où une musique vaut le même prix qu’une autre, tandis qu’avec la blockchain, on redonne vraiment le pouvoir aux artistes, on leur permet de choisir le format, de fixer le prix, de fixer le nombre d’éditions… c’est vraiment une forme d’indépendance nouvelle. 

Et en plus de ça, aujourd’hui, les artistes sont aujourd’hui très contraints de publier leur musique sur Spotify, et selon les termes de Spotify. Et si tu regardes l’évolution des formats de musique, elles sont de plus en plus courtes parce que les gens aiment switcher et parce qu’il faut générer un maximum de lectures. Alors évidemment, il y a rien qui les empêche de faire des musiques de 10 minutes, mais la réalité, c’est que si tu veux faire de l’argent, tu es obligé de faire des musiques plus courtes. Avec le NFT, tu n’es plus contraint à rien. C’est toi qui détermines tout. L’artiste met le son, la description, le prix, le nombre d’édition qu’il veut. Je pense que c’est un profond bouleversement, sincèrement. Et comme il y a une profusion d’artistes et que la question de la rémunération des artistes n’a pas été résolue : le NFT résout ça, selon moi.

En rapport avec Pianity : La technologie blockchain – part 1 : les NFTs vont-ils révolutionner la manière de consommer la musique ?


Plus d’informations sur Pianity sur leur site internet. Restez à l’affût de leurs nouvelles sorties de NFTs sur leur compte Instagram !

About the Author: Cloé Gruhier

Rédactrice web depuis plusieurs années, j'ai une passion prononcée pour les musiques électroniques et alternatives. Des envolées synthétiques de Max Cooper aux mélodies et textes introspectifs de Banks, mon radar détecte les nouveautés des scènes indépendantes françaises et internationales, et ce entre deux stratégies de communication pour des labels et artistes indépendants !