S’autoproduire n’est pas une chose facile, et lorsque l’on parle de promouvoir sa musique, les choses se complexifient encore davantage. Le recours à une tierce personne est souvent nécessaire, cependant, le métier d’attaché de presse n’est pas toujours compris par les artistes, et leurs tarifs constituent bien souvent le premier obstacle à franchir. Alors, certains d’entre eux se tournent vers des plateformes comme Groover, HumanHuman, SubmitHub et plus encore, afin de faire leurs relations presse eux-mêmes, en quelque sorte. Une alternative légitime, mais qui demande d’investir du temps en dehors de son travail de musicien.

Alors, comment promouvoir sa musique efficacement lorsqu’on est un artiste indépendant ? Plutôt plateforme de partage ou attaché.e de presse ? Nous avons fait le travail pour vous, en interrogant dans ce portrait croisé Dorian Perron, co-fondateur de la plateforme Groover, et Manon L’Huillier, attachée de presse chez Phunk Promotion.


« En promotion, notre devoir est d’accompagner un artiste, un festival ou un événement pour le mettre en lumière auprès des médias » – Manon, attachée de presse chez Phunk Promotion.

Manon travaille chez Phunk Promotion, une agence de relations presse qui couvre aussi bien le spectre de la presse papier, web, TV et radio. Cette agence s’occupe aussi bien des relations presse d’artistes comme Fhin, Christian Löffler, Sirens of Lesbos ou Sabrina Bellaouel, que d’événements comme le festival Nördik Impact ou Entente Nocturne. Ce large spectre d’artistes et d’événements leur permet d’être constamment en lien avec la presse et ainsi de maintenir des relations durables avec les journalistes et rédacteurs web, mais en quoi consiste exactement leur quotidien ?

Bonjour Manon, et merci d’avoir répondu à notre demande d’interview ! Est-ce que tu peux nous expliquer dans un premier temps en quoi consiste ton métier ?

Au quotidien mon job consiste majoritairement à vivre avec un casque greffé sur les oreilles ! Plus sérieusement, en promotion, notre devoir est d’accompagner un artiste, un festival ou un événement pour le mettre en lumière auprès des médias (presse, TV, radio ou web selon les besoins) et ainsi le faire connaître au grand public. De la mise en place d’une stratégie et d’un rétroplanning, en passant par des conseils en communication et marketing mais aussi l’élaboration de communiqués de presse, et bien évidemment des relances et prises de contacts quotidiennes avec les journalistes pour concrétiser des articles, des interviews, des émissions etc. ce sont des mois ou parfois des années d’accompagnement jusqu’à la date de l’événement ou la sortie du disque.

 

Avec quelle typologie d’artistes et de clients travailles-tu ?

Ce que j’adore dans ce métier et surtout cette agence c’est que nous travaillons avec des profils très variés. Cela peut aller d’un artiste implanté à l’étranger qui à besoin d’une mise en avant sur le territoire Français, à un label très identifié en France qui nous confie ses nouvelles trouvailles, en passant par des groupes émergeants pour qui il faut tout construire ou bien des festivals en France et à l’étranger ou et des évènements plus ponctuels.

 

Est-ce la même typologie d’artistes avec laquelle tu travaillais quand tu étais indépendante ? (avant de travailler pour Phunk Promotion, Manon était à son compte, ndlr)

Pas du tout ! Quand je suis passée en freelance j’ai travaillé avec des artistes et des labels principalement Français qui pour la plupart venaient de sortir un premier ou un second Ep, il y avait un aspect « mission de développement » bien plus conséquent.

 

Question délicate, mais que j’estime nécessaire. Ça coûte combien, un attaché de presse ?

La question qui fâche et à laquelle il est très compliqué de répondre car je ne peux pas parler au nom de tout le monde et être précise à la fois. La fourchette de prix est vraiment vaste car tellement de critères entrent en jeu, selon que la prise de contact se fait en agence ou avec un indépendant pour commencer, mais aussi selon ce que l’artiste aura prévu (tournée, clips, album ou EP…), si il vise l’ensemble des médias ou seulement un segment, de la durée estimée de la mission, la qualité du projet selon qu’il est de niche ou plus grand public etc. Le mieux reste de présenter son projet avec un maximum de précisions et des éléments solides quand on contacte un RP, il sera ainsi beaucoup plus simple de parler du devis. (Je parle au nom de la majorité qui n’ont pas de grilles tarifaires rigides).

 

Est-ce que les tarifs sont identiques quand on est indé ?

Ils peuvent être un peu moins élevés du fait des coûts qui sont parfois moins conséquents que pour une agence mais ils doivent rester dans cette fourchette.

 

Combien de temps en moyenne consacres-tu à un artiste ?

Cela varie vraiment. Selon les actualités de chacun qui pour certaines sont très denses et d’autres bien clairsemées sur des mois, et surtout du potentiel du projet selon qu’il se rapproche plus du mainstream que du projet dit « de niche » qui ne se travaille pas de la même manière et pas sur la même quantité de médias.

 

Quel taux de retours obtiens-tu en moyenne pour une campagne ? 

Comme mes précédentes réponses, et comme bien souvent dans ce métier, cela varie énormément. La fameuse phrase « Obligation de moyens mais pas de résultats » utilisée par les RPs est un excellent résumé du « taux de retours ». Pour moi, le taux de réussite ne s’évalue pas sur l’ensemble des médias qui ont cliqué dans une newsletter mais sur l’engagement de ceux que je visais au départ pour arriver à un maillage logique et de qualité en accord avec le disque défendu. C’est à ce moment-là que j’estime si c’est un bon taux ou non haha !

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Quel rôle joues-tu selon toi, dans le développement de la carrière d’un artiste ?

Dans ce milieu, c’est tout un écosystème qui évolue autour de l’artiste et qui aide au développement de sa carrière, c’est une équipe qui se consulte, avance main dans la main. Sans managers, tourneurs, bookeurs, éditeurs etc. nous ne sommes pas efficaces. Mon rôle est d’avoir suffisamment de recul sur un planning qui peut aller jusqu’à des mois, et de savoir comment utiliser ce temps intelligemment d’un point de vue médiatique, tout en étant au plus près de l’artiste, à son écoute, pour m’adapter à ses besoins et repenser les stratégies s’il le faut. Surtout en cas de crise sanitaire comme en ce moment.

 

Que conseilles-tu à un artiste indépendant qui aujourd’hui cherche un attaché de presse ?

De bien s’entourer, et de prendre son temps. C’est essentiel. Sans un travail d’équipe réfléchi et en amont c’est toujours compliqué de rattraper les erreurs.

 

Et avoir recours à un attaché de presse est-il selon toi la meilleure solution pour promouvoir sa musique ?

Il est toujours possible de passer par des plateformes qui contre une rémunération vous mettent en lien avec une liste de médias partenaires, mais ces choix restent limités (bien que très pratiques) et il faudra passer à l’étape supérieure pour atteindre les médias nationaux ou en viser plus largement. Un RP possède l’expertise et une base de donnée qui fera toute la différence.

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« Le but était de […] ne plus avoir l’impression d’envoyer des bouteilles à la mer sans réponse, et enfin casser ce mur de la première écoute. » – Dorian, co-fondateur de Groover.

Groover est une plateforme qui existe depuis 2018. C’est une plate-forme qui permet de mettre en relation des artistes (ou leurs managers) avec des « influenceurs », comme ils les appellent, qui sont en réalité des médias, labels ou encore « mentors ». Cette plateforme recensent des acteurs de l’industrie musicale du monde entier, et a pour slogan « Music Promotion With Results », qui veut dire « promouvoir sa musique avec succès ».

 

Comment est né Groover ?

Nous nous sommes rencontrés Romain, Rafaël, Jonas et moi-même (Dorian) en Californie en septembre 2017. Jonas et Romain avaient sorti des albums et galéraient à essayer de se faire connaître. De mon côté j’avais créé le webzine Indeflagration en 2013 et je recevais des centaines de mails par jour d’artistes qui souhaitaient que j’écrive sur leur musique sans avoir la possibilité ne serait-ce que de lire leurs mails.

On avait déjà fait ce constat que les artistes avaient besoin d’aide et qu’il était vraiment difficile d’émerger quand plus de 40.000 nouveaux morceaux sortent sur Spotify chaque jour. On a appelé plus de 200 musiciens et professionnels de la musique et compris que le nœud du problème venait surtout de la promotion, de ce qui se passe une fois que le morceau est créé, enregistré, mixé/masterisé et même distribué. Les barrières à la production et à la distribution se sont déjà complètement abaissées avec les logiciels de production, les plateformes d’écoute en ligne et les agrégateurs. Le but était dès le départ d’aider les artistes à se démarquer en passant par des relais d’influence, et en commençant par avoir cette garantie que leur morceau sera écouté et d’avoir des réponses. Ne plus avoir l’impression d’envoyer des bouteilles à la mer sans réponse, et enfin casser ce mur de la première écoute.

 

Est-ce que tu peux nous expliquer rapidement comment un artiste peut utiliser la plateforme pour promouvoir sa musique ?

Sur Groover, le fonctionnement est simple. Les artistes ou leurs représentants paient 2 Grooviz (= 2€) par contact sélectionné. Ils choisissent intégralement qui ils veulent contacter dans une liste de plus de 850 médias, radios, labels actifs en ce moment. On leur garantit ensuite que le média/pro écoutera le morceau et écrira au moins un retour, sachant que quelle que soit sa décision il/elle sera rémunéré.e 1 Grooviz (= 1€). Si un média/pro ne répond pas dans un intervalle de 7 jours, l’artiste récupère 2 Grooviz par réponse non obtenue et peut faire de nouveaux envois.

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Capture d’écran de la plateforme Groover

Avec ce système, les artistes et leurs représentants obtiennent enfin des réponses assurées de la part des médias/pros qu’ils contactent pour un budget abordable. Le taux de réponse est en ce moment supérieur à 85%, le taux d’acceptation (article, ajout en playlist, partage, diffusion radio, demande de rencontre etc.) est autour de 20%, 80.000 partages ont eu lieu depuis les débuts de Groover et plus de 100 signatures en label, édition, tour, management.

 

Quels types de médias peut-il toucher ?

Alors il ne va pas y avoir seulement des médias sur Groover, on va trouver trois types de contacts :

  • Ceux qui peuvent apporter de la visibilité à l’artiste (70%) : des webzines (par exemple Novorama, Le Canal Auditif, Merseyside) mais aussi des magazines papiers (par exemples Longueur d’Ondes, FrancoFans), des journalistes, des radios FM (Radio NEO, Radio FMR, Fréquence Verte etc.) et en ligne (Tsugi Radio, Radio Krimi…), mais aussi des chaînes Youtube comme Électro Posé et de plus en plus de playlists indépendantes sur Spotify
  • Des potentiels futurs partenaires pour le groupe / musiciens (20%): des labels indépendants, des éditeurs, des managers, des tourneurs, des superviseurs musicaux. Ils sont de plus en plus nombreux parmi lesquels Lisbon Lux, La Suite, Requiem Pour Un Twister, Jeune à Jamais, Z Tapes etc.
  • Des coachs / mentors (10%) qui vont être plus à même de faire des retours détaillés aux artistes sur leur production, leur stratégie. On parle ici notamment de managers et coachs artistiques, de propriétaires de studios et producteurs, comme par exemple Majeur / Mineur (producteur de Lord Esperanza)

Au niveau des territoires : près de 350 sur les 850-900 contacts actuellement actifs sont français, mais il y a également beaucoup de Canadiens, Belges, Italiens, Brésiliens, mais aussi Allemands, Britanniques, Américains et Australiens.

Les artistes / musiciens choisissent exactement qui ils souhaitent contacter, sont aidés par des filtres et peuvent également demander des conseils à l’équipe Groover directement.

 

Est-ce que tu es en mesure de nous donner le panier moyen de dépenses de promo réalisées par un artiste sur la plateforme ? 

La moyenne de contacts par campagne sur Groover pour un morceau est autour de 25-30 (soit 50-60€ investis sur une campagne), cela peut être moins comme plus. Cela dépend notamment du style de musique, de vos cibles, selon les contacts qui sont disponibles sur Groover et vous correspondent.

On vous conseille cet article du Groover Blog qu’on a écrit sur le budget de promotion idéal pour un artiste. On y détaille plusieurs scénarios en fonction de votre budget. Nous avons aussi cet article de FAQ centré sur le budget à dédier à Groover pour une campagne réussie.

 

Quel est le taux de retour moyen sur Groover ?

En ce moment il varie entre 85 et 90%. Et le taux d’acceptation parmi ces retours est autour de 20%. Concrètement cela veut dire qu’en moyenne si vous contactez 20 personnes sur Groover, vous allez recevoir au bout des 7 jours de campagne 17 ou 18 retours, dont 3 ou 4 acceptations (partages via article/playlist/radio, entrée en contact etc.), et récupérer des crédits pour faire 2 à 3 nouveaux envois.

En pratique les taux d’acceptation sont très variables d’un projet à un autre, certains morceaux de grande qualité et qui ont un écho tout particulier auprès des médias présents sur Groover peuvent recevoir 80-90% d’acceptation, constituer un vrai dossier de presse avec 50-100€ investis.

 

En quoi est-ce que Groover se différencie d’un attaché de presse ?

Énormément de choses !

Tout d’abord, on se voie comme une plateforme intrinsèquement complémentaire. La force d’un.e attaché.e presse est le réseau de contacts qu’il/elle a constitué, notamment auprès de plus gros médias et radios (Les Inrocks, France Inter, Mouv, Booska-P, Libé etc.) qui ont une influence certaine. Le temps passé à travailler ces cibles est considérable, et souvent ils n’ont pas forcément le même temps à consacrer aux médias en ligne/webzines plus petits, qui sont cependant très pertinents pour toucher des niches d’audience. Aussi, le focus est fait sur un morceau, là où les attaché.e.s presse sont souvent engagé.e.s pour une sortie d’EP ou d’album.

Sur Groover, on va se concentrer principalement sur les acteurs en ligne. La preuve qu’on prend de cette complémentarité c’est que beaucoup de labels indépendants importants (Un Plan Simple, Because, 7ième Ciel, Pain Surprises, Chinese Man Records pour ne citer qu’eux) engagent des attaché.e.s presse et utilisent Groover pour toutes leurs sorties.

Ensuite, Groover permet de contacter des playlists indépendantes, des chaînes Youtube, des acteurs qui ne sont aujourd’hui que peu travaillés par les attaché.e.s presse et ont de plus en plus d’importance. De même pour contacter des structures comme des labels, éditeurs, managers, ce n’est pas leur rôle.

Autre différence, majeure, Groover apporte une garantie de réponse de la part des médias/radios/pros contactés, avec transparence. L’artiste contrôle son budget et les contacts choisis, il reçoit des retours qui peuvent l’aider à évoluer.

Pour finir, le prix forcément. Une campagne Groover va souvent se positionner entre 50 et 100€ (même si elle peut débuter à 10€). En comparaison une mission avec un.e. attaché.e presse démarrera très rarement en-dessous de 10 fois ce prix, et on est plutôt autour de 20 à 50 fois ce prix, ce qui se justifie notamment par le travail considérable effectué auprès de médias plus importants, très chronophage, et des suivis à réaliser auprès des contacts ciblés. En plus, les attaché.e.s presse ne peuvent matériellement pas défendre tous les projets qui leur sont présentés (j’ai souvent entendu qu’autour de 9 projets sur 10 proposés ne sont pas défendus). Groover permet à des groupes qui en sont à un stade plus précoce de leur carrière de gagner en visibilité auprès des médias / radios / pros.

 

J’enchaîne avec le fait que vous n’êtes pas qu’une plateforme de promotion, vous avez aussi monté une radio ainsi qu’une structure éditoriale. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?

Depuis le début de Groover on a eu cette volonté d’aider les artistes à faire découvrir leur musique. C’est assez naturellement qu’on a commencé à créer des contenus :

  • Un blog, le Groover Blog, qui donne des conseils aux artistes sur leur développement de projet et carrière. Il est soutenu par Groover Tips, à la fois un podcast en association avec Gimmic / Le Poste Général invitant un artiste de hip hop et un jeune pro pour discuter d’un sujet, mais aussi des ateliers en live sur Instagram sur diverses thématiques (la distribution digitale, comment préparer sa sortie, comment entrer dans des playlists Spotify etc.)
  • Groover Radio notre radio en ligne, mais aussi nos playlists comme le Hot 10 mis à jour chaque mois qui visent eux à mettre en avant les artistes les plus talentueux, les morceaux ayant eu les meilleurs résultats sur Groover. On a organisé aussi plus de dix Groover Showcase avec des artistes qui ont candidaté directement et gratuitement sur la plateforme. On est fiers de découvrir ces artistes et de pouvoir les mettre en lumière !

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Le programme de la semaine du 23 Novembre sur Groover Radio.

 

Vous avez d’autres plans de développement pour l’avenir ?

On se développe fortement à l’international en ce moment, sur des marchés précis comme le Brésil, le Royaume-Uni, l’Italie, le Canada, l’Allemagne, l’Australie, notamment via un réseau d’ambassadeurs locaux ultra motivés et efficaces, comme Pietro en Italie, Thiago au Brésil et Alex en Australie par exemple. D’ailleurs, on recrute des ambassadeurs dans certains pays en ce moment-même. Les envois de morceaux viennent désormais à plus de 50% d’autres pays que la France, et plus de 70% des contacts disponibles sont britanniques, canadiens, brésiliens, italiens etc.

Nous allons également mettre en ligne de nouveaux filtres & tags et la première version de notre système recommandation, afin d’aider les artistes et professionnels à faire leurs choix de contacts plus facilement, un gros enjeu pour le développement de Groover.

 

Quand un artiste marche bien sur la plateforme, est-ce que vous l’accompagnez ?

Pour commencer, il est important de noter que nous sommes toujours disponibles pour aider un artiste à utiliser Groover au mieux, le guider, notamment via une interface de chat ouverte 24h/24 sur la plateforme. Dès que nous pouvons donner des conseils sur d’autres éléments nous le faisons (via le Groover Blog notamment).

Concernant les artistes les plus talentueux repérés sur la plateforme, nous collaborons avec certaines plus grosses radios comme FIP, RFI et des labels réputés pour leur présenter les projets qui ont eu les meilleurs résultats et correspondent à leur ligne éditoriale. Autre nouveauté à venir, nous lançons prochainement Groover Obsessions, notre accélérateur d’artistes visant à mettre en lumière et aider opérationnellement une quinzaine d’artistes talentueux repérés sur Groover à développer leur carrière et leur fort potentiel. Fin du suspense très bientôt.

 

Que conseillez-vous à un artiste indépendant qui souhaite aujourd’hui promouvoir sa musique ?

Quand vous sortez un morceau, ne pensez pas que le travail est fini ! Vous devez construire un projet artistique, une image, peut-être un message. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, l’impact d’Instagram, les personnes qui écoutent votre musique ont envie de « connecter » avec vous et/ou votre univers.

Si vous arrivez à ancrer votre musique dans un projet dont les gens se souviendront, vous avez gagné, car ils reviendront toujours vers vos prochaines sorties. L’idée c’est d’avoir quelqu’un qui écoute votre musique et se dit « je vais écouter tout ce qu’ils font ».

Les relais d’influence comme les médias, les radios, les playlists, les labels dans un sens sont importants. Groover peut aider à vous rendre plus visible, à les contacter, à planter la première graine, mais il vous faudra nourrir ces relations avec ces passionnés de musique, leur donner du sens, pour donner toute l’ampleur qu’elle mérite à votre musique.

 


Que faut-il retenir ?

Il existe mille et une façons de promouvoir sa musique en tant qu’artiste. Non seulement les agences d’attachés de presse pullulent, mais les plateformes qui regroupent des médias et autres influenceurs comme Groover comportent énormément de médias et de contacts, ce qui peut désorienter, dans un cas comme dans l’autre.

Si avoir recours à un.e attaché.e de presse ou à une plateforme de mise en relation comme Groover sont deux approches très différentes, elles sont toutes deux pertinentes à différents moments d’une carrière, et sont bien souvent complémentaires, comme le signale Dorian. Quoi qu’il arrive, Manon comme Dorian nous ont laissé de bons conseils qui vont bien au delà du choix de la stratégie de promotion.

Les choses à retenir :

• Manon : « Bien s’entourer, et prendre son temps. C’est essentiel. Sans un travail d’équipe réfléchi et en amont c’est toujours compliqué de rattraper les erreurs. […] Il est toujours possible de passer par des plateformes […] mais [leurs] choix restent limités (bien que très pratiques) et il faudra passer à l’étape supérieure pour atteindre les médias nationaux ou en viser plus largement. Un RP possède l’expertise et une base de donnée qui fera toute la différence. »

• Dorian : « Quand vous sortez un morceau, ne pensez pas que le travail est fini ! Vous devez construire un projet artistique, une image, peut-être un message. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, l’impact d’Instagram, les personnes qui écoutent votre musique ont envie de « connecter » avec vous et/ou votre univers. […] Groover peut aider à vous rendre plus visible, à les contacter, à planter la première graine, mais il vous faudra nourrir ces relations avec ces passionnés de musique, leur donner du sens, pour donner toute l’ampleur qu’elle mérite à votre musique. »

Phunk Promotion est à retrouver sur internet ainsi que sur Facebook et Instagram. Groover, quant à eux, sont à retrouver sur leur site internet, Instagram, Facebook et sur leurs différentes plateformes annexes (blog, radio).

About the Author: Cloé Gruhier

Rédactrice web depuis plusieurs années, j'ai une passion prononcée pour les musiques électroniques et alternatives. Des envolées synthétiques de Max Cooper aux mélodies et textes introspectifs de Banks, mon radar détecte les nouveautés des scènes indépendantes françaises et internationales, et ce entre deux stratégies de communication pour des labels et artistes indépendants !