Les musiques électroniques sont une mine d’or, une grotte remplie de pépites sonores, brillant chacune d’un éclat différent. Parmi ces dernières, on retrouve notamment le « Beryl », une famille de pierre dans laquelle on retrouve l’aigle-marine et l’émeraude. Ces pierres brillantes à l’éclat subtil donnent le ton du premier titre de LYDSTEN (anciennement connu sous le nom de Cailloux), un pseudonyme qui signifie littéralement « pierre sonore » en Danois. Une juxtaposition de métaphores qui permet à l’artiste de laisser émotions et mélodies entraînantes s’entrechoquer, se mélanger à merveille et nous faire voyager en terrains nocturnes. À découvrir en avant-première ci-dessous !

 

« Beryl » est un titre aux accents électroniques, empruntant aux codes de la deep techno mais également de la house est de l’électronica. Un savant mélange qui laisse s’exprimer, sans parole aucune, nappes ambiantes, rythmiques house, piano brut et un thème joué au synthétiseur. Ce single, qui sort demain sur toutes les plateformes de streaming, est accompagné d’une live session qui a été tournée dans la cité souterraine de la ville de Naours, en Picardie, dans le Nord de la France. Un décor sombre, des images en noir et blanc, et le producteur derrière les platines : une ambiance idéale pour laisser toutes les sonorités du titre se développer.

Et comme la personne qui se trouve derrière ces platines vient de marquer un tournant dans sa carrière de jeune producteur émergent, nous lui avons posé quelques questions pour en savoir plus sur la raison de ce changement et sur la manière dont a été composé ce titre.

Lydsten Beryl Enlace Records

1. Ton précédent projet, Cailloux, vient de se transformer pour devenir Lydsten. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ce changement d’identité artistique et notamment sur ce choix de pseudonyme ?
Il y a presque un an, je me posais pas mal de questions quant à la suite de mon projet musical. Les concerts ont littéralement disparu, c’était un peu le moment de tourner une nouvelle page pour moi. D’origine danoise, je ressentais le besoin de me rattacher un peu plus à ce pays. Je ne sais pas l’expliquer, mais même si je ne suis pas né là-bas, je me sens plus proche de ce pays que celui dans lequel je vis actuellement. J’avais besoin de faire évoluer mon projet musicalement et visuellement. Comme la musique a pris une nouvelle tournure (simplement plus affirmée que sur Cailloux), je me suis dit que c’était le bon moment pour inscrire un nom plus propre, plus mature, avec une identité très personnelle et qui pourra durer dans le temps.
Lydsten (Sten pour pierre, Lyd pour sonore) est né comme ça : c’est l’idée d’un contraste entre mes origines, entre la musique et l’image, entre le côté texturé & organique des minéraux et les nappes sonores.

 

2. Tu dévoiles « Beryl », un premier titre électronique aux influences multiples, qui fait danser comme voyager. Comment est-ce que tu l’as composé ?

Avec le premier confinement, j’étais trop content de pouvoir m’investir tous les jours dans la musique (chômage partiel oblige) dans un premier temps, mais au bout d’un certain moment, l’inspiration disparaît par manque d’expériences, de rencontres, de vie tout simplement.. J’ai eu l’idée pour relancer la machine de m’imposer un cadre, qui guiderait un peu plus mes compositions, en tournant autour de l’univers des pierres au sens large. C’est comme ça que j’en suis venu à composer différents titres qui sont le reflet, à mon sens, de la pierre dont ils empruntent le nom. Je n’avais pas forcément envie de créer de la musique pour danser, mais plus d’aller chercher un certain niveau d’émotion dans chaque musique. « Beryl », c’est un mix entre quelque chose de très organique (on peut reconnaître des sons de cailloux si on tend l’oreille), texturé, mélancolique et froid, mais qui délivre dans sa longue montée une certaines puissances. On y retrouve tous mes synthés analogiques dedans, ce qui m’importe beaucoup pour apporter un côté naturel et un certain grain.


3. Et qu’est-ce qui t’influence au quotidien, quand tu composes ?

C’est dur à dire ! Comme beaucoup d’artistes, c’est un peu un tout. D’autres musiques principalement (j’essaie d’avoir une routine de découverte tous les jours), d’autres artistes comme David August, Kiasmos, Thylacine ou encore Bicep. Des souvenirs précis… Et ensuite dans ma démarche ce sont vraiment les textures / formes des pierres, ainsi que les « bienfaits » qu’elles sont censées procurer dans ce qu’on appelle la lithothérapie (pseudoscience qui voudrait soigner par les pierres). Je n’y crois pas forcément, mais je m’en inspire. Par exemple, sur le titre suivant, Amber, la pierre permettrait de s’élever, d’exprimer sa personnalité et de s’affirmer. Je pense que c’est vraiment ce son là qui m’a fait trouver ce que je voulais faire à plus long terme, chose pas facile quand on commence la compo, et qui m’a donné l’envie d’écrire la suite.


4. Après ce single, à quoi doit-on s’attendre de ta part ?

Pleins de belles choses je l’espère ahah ! « Amber » sortira fin février, et l’EP en mars. Pour accompagner ces sorties, de belles images ont été tournées avec des amis proches (Frederic Maciejewski, Adrien Battez, Martin André). Des remix sont également prévus avec différents artistes de la nouvelle scène électronique française que j’apprécie particulièrement. Et sinon je travaille sur un format d’EP un peu plus long pour la fin d’année, j’espère pouvoir le faire découvrir quand les concerts recommenceront, pour fêter la sortie en physique ensemble !


« Beryl » de LYDSTEN est à retrouver demain sur toutes les plateformes de streaming. En attendant, vous pouvez le suivre sur Instagram !

About the Author: Cloé Gruhier

Rédactrice web depuis plusieurs années, j'ai une passion prononcée pour les musiques électroniques et alternatives. Des envolées synthétiques de Max Cooper aux mélodies et textes introspectifs de Banks, mon radar détecte les nouveautés des scènes indépendantes françaises et internationales, et ce entre deux stratégies de communication pour des labels et artistes indépendants !